Les Blanches Fleurs
Ecstasy, cannabis et cocaïne.
La police démantèle la « Beaune Connection »
Au terme de plusieurs mois d'enquête, les policiers ont démantelé à Beaune un véritable réseau de revente de drogue et de trafics divers. Douze personnes sont incarcérées.
L'affaire avait débuté il y a plusieurs mois, lorsqu'un « tuyau » était parvenu aux oreilles des policiers beaunois : à la cité des Blanches-Fleurs, près de la sortie de la ville, une bande faisait régner la terreur et vivait des produits du marché parallèle : drogue, vols, recels. Patiemment, discrètement les policiers de la sûreté de Beaune s'étaient mis en quête de renseignements susceptibles d'étayer leurs « tuyaux ».
Une vaste opération.
Planques, filatures, vérifications. La semaine dernière, les enquêteurs avaient identifié une vingtaine de personnes, susceptibles de se livrer au trafic de stupéfiants, à la revente d'objets volés, en utilisant au besoin la manière forte, coups et séquestration, extorsion de fonds pour les mauvais payeurs ou les « balances » potentielles.
Jeudi dernier, à six heures du matin, une vingtaine de policiers, de Beaune, mais aussi du corps urbain de Dijon, du groupe des stupéfiants du SRPJ, renforcés du chien spécialiste de la recherche de drogue, menaient une vaste opération d'interpellations et de perquisitions simultanées.
Une opération fructueuse : plus de 1200 cachets d'ecstasy (la plus grosse saisie jamais réalisée en Côte-d'Or), 9,7 kg de résine de cannabis, 320 grammes d'une poudre blanche composée d'héroïne et de cocaïne, des armes de poing de 9 mm, une vingtaine de téléphones portables, des magnétoscopes, des téléviseurs, des vêtements de marque provenant d'un cambriolage commis dans un magasin de Beaune étaient retrouvés aux domiciles de 6 jeunes gens, tous âgés d'une vingtaine d'années.
Les six jeunes gens, dont les identités n'ont pas été révélées, ont été placés en garde à vue, puis, à l'issue de leurs auditions, présentés au parquet de Dijon et conduits devant un juge d'instruction. Ils ont été écroués à la maison d'arrêt de la rue d'Auxonne.
Les policiers poursuivent leurs investigations sur commission rogatoire. Ils recherchent d'éventuels complices des membres de la « Beaune-Connection » démantelée au terme de trois mois d'enquête